Carnet de voyages Notre Dame des Flots

 

Août 2013


Matelots de la Vie

 

"Le Notre Dame de Flots est le bateau qui emmènera les Matelots durant leurs expédition de juillet et août 2013. C'est un vieux gréement gréé en Ketch Aurique de 28,5 mètres Il est classé Monument Historique."
Lu sur le site Matelots de la Vie


2013

L'association culturelle rochelaise, "lLES ANGES REBELLES ",a affrété le Notre dame des flots ainsi que le St Anne III du 10 juin au 3 juillet 2013 afin de participer au projet IVRES DE MER.Nous avons accueilli à notre bord près de 450 personnes dont une majorité d'enfants durant ce mois de juin ,dans les pertuis pour des sorties de 3 heures ou la remontée de la Charente jusqu'à Rochefort .

Cette manifestation culturelle et artistique porte le nom du dernier livre d'Yvon Le Corre ,artiste peintre ,marin et fervent admirateur de la vie,qui expose en ce moment et jusqu'au 14 août à la Corderie Royale de Rochefort.

 

Cet évenement a fait appel à un deuxième marin et artiste peintre, Gildas flahault, qui propose la réalisation de fresques devant vous ,illustrant des romans maritimes.Vous pourrez admirer son travail à plusieurs endroits du littoral tel que l'île Madame,La rochelle, Angoulins...( voir site ivres de mer ).Ces peintures de grandes tailles retrouveront par la suite l'exposition d'Yvon Le Corre au jardin de la Corderie Royale de Rochefort.

A voir le clip vidéo de Valérie Montoriol

sur la remontée de la Charente http://www.youtube.com/watch?v=X7iv4tjhOw&feature=share

 

 

 

2012

7 janvier 2012       DEPART LA ROCHELLE


Le Notre Dame des Flots hisse ses voiles dans le chenal de La Rochelle avec à son bord l'équipage de base : Pépo, Pitchoune, Coco et moi, Maud, la matelote, ainsi que deux autres personnes : Jojo et Alain qui nous accompagneront jusqu'à Tanger au Maroc.

 

Très belle descente vers le sud du Portugal où l'on fait notre première escale à Portimao. Petite ville balnéaire, bien calme l'hiver... On trouve des petites maisons couvertes de faïences, deux petits forts, beaucoup de verdure (citronniers, orangers, palmiers) malgré les immeubles entourés d'une belle roche jaune et rouge.

 

Le temps est magnifique pour un mois de janvier: du vent comme il en faut, du soleil (on a presque chaud!) et des dauphins tout du long ou presque, ce qui nous empêche de pêcher, malheureusement...

Un coup de vent nous a accueilli en passant le cap Finistère sous une pleine lune cachée par les nuages. La mer était belle et blanche!

 

Quelques heures avant notre arrivée à Portimao nous dépassons l'avant dernier cap: "Cap Saint Vincent, changement de temps!" nous dit Jojo, en effet, il pleut...

L'ambiance à bord est très bonne : échange de connaissances, bonnes petites bouffes et quelques bonnes parties de rire tous ensemble!

Prochaine étape: Cadiz en Espagne!

 

 

17 janvier

Nous partons sereinement sous un beau soleil de Portimao. On quitte les eaux du Portugal pour entrer en Espagne. 110 milles nous séparent de notre destination: Cadiz.

Pieds-nus et T-shirt la journée, gros pull et veste de quart la nuit. La côte est très jolie, parsemée de grottes petites et grandes. Elle pourrait l'être encore plus si les villes et villages côtiers n'étaient pas écrasés par de gros immeubles carrés!

A l'arrivée à Cadiz, nous sommes entourés par des navires militaires et survolés parfois de près par des hélicoptères en service qui larguent des parachutistes. Finalement, ils ne sont pas très contents que l'on ait traversé leur zone d'exercice, et nous font savoir qu'il n'y a pas de place pour nous au port de Cadiz. Pas de problème, on va au port de Santa Maria, de l'autre côté de la baie. Le capitaine du port est ravi de voir le Notre Dame des Flots qu'il trouve très beau. On pose le pied sur les terres d'Andalousie sous un soleil radieux. On rechange d'heure et de langue. On retrouve des façades recouvertes de faïences, des orangers, citronniers et palmiers (...), comme on a pu en voir à Portimao.

En prenant une navette, on accède à Cadiz dont le port à bien changé d'après Pitchoune. Capitale européenne de la culture en 2012. La ville recouvre la presqu'ile et on se perd facilement dans le dédale de ruelles typiques du Sud de l'Espagne.

Puis, nous larguons les amarres une nouvelles fois le 20 janvier pour Barbate, 40 milles au sud. Nous passons le cap de Trafalgar en toute tranquillité sous un beau soleil espagnol. L'arrivée au port est un peu difficile: les VHFs nous lâchent, nous n'avons plus de sondeur depuis l'arrivée à Cadiz et pour couronner le tout, il y a pas mal de courant dans le port!

Barbate est un grand village, très typique et pour une fois la côte est vierge d'immeubles, ça fait du bien! On en profite pour faire des ballades sur les falaises jusqu'au cap de Trafalgar pour les plus courageux ou jusqu'à la tour de Meca. Pins parasol, romarin, lavande, tout n'est pas en fleur mais ça n'en est pas moins magnifique surtout avec les couchers de soleil roses et rouges que nous offre la nature.

 

23 janvier

Départ ce jour de Barbate avec pour destination Tanger au Maroc, comme prévu. Nous sortons du port avec une brume compacte qui vole sur les vagues, l'aspect est fantomatique comme dit Coco! Nous n'avons que 25 milles à parcourir pour atteindre la porte de l'Afrique.

Nous avons profité de nos escales en Espagne et au Portugal pour refaire une beauté au bateau, qui avec le soleil brille de mille feux. Il est beau le bateau, il est beau!!!

Nous arrivons en début d'après-midi en tant qu'officiels aux portes du port, une place nous est réservée dans la zone internationale. Les autorités nous accueillent sur le quai, notamment un élu du conseil régional de Tanger: Ahmed BenMokhtar et le vice maire de Rabat Abderrahmane Bouloud qui travailleront avec nous et nous aideront grandement dans nos démarches pendant toute la durée de notre séjour à Tanger. Nous les retrouverons à Marseille.

 

L'arrivée de Valou la camérawoman et celle de Marie-Hélène envoyée par l'association Ecorem de la Ciota sonnent le début du travail. Dans le cadre du 6e Forum Mondial de l'Eau qui se déroulera en mars à Marseille, Le Notre Dame des Flots devient le projet " Voilier de la Solidarité, partageons nos solutions", créé à l'initiative du Secrétariat International de l'Eau qui travaille sur les questions d'accès à l'eau potable et d'assainissement au niveau mondial et Ecorem, association qui oeuvre d'une manière générale pour l'échange des connaissances en ce qui concerne les comportements liés à l'environnement et par conséquent au développement durable.

Ainsi, nous accueillons à bord du navire des élèves marocains et des associations locales afin d'illustrer les conférences qu'ils ont écoutés le matin. C'est aussi l'occasion pour nous de leur faire découvrir le Notre Dame des Flots, de leur expliquer comment on gère nos ressources en eau potable, à quel point l'eau des mers et des océans est importante pour les gens de mer quel que soit leur métier, et de leur fournir suffisamment d'informations pour qu'ils puissent s'imaginer la vie à bord.

Au fil de toutes nos escales en Méditerranée occidentale nous avons pour mission de récolter à l'échelle locale, les solutions mises en oeuvre vis à vis des problèmes rencontrés par rapport à l'eau : gestion, protection et amélioration de la ressource naturelle EAU et de son environnement, qui passe avant tout par l'éducation des enfants et de leurs parents ainsi que l'échanges de connaissances.

Si vous voulez en savoir plus, c'est ici:

http://ecorem.fr/voilierdelasolidarite/wakka.php?wiki=PagePrincipale

On espère pouvoir faire escale en Algérie mais à l'évidence ça n'est pas encore gagné!

La vie à Tanger donne envie d'y retourner!!!

 

30 janvier

Nous voici en escale improvisée à Mélilla, petite enclave espagnole au beau milieu du Maroc. Ville autonome et cosmopolite, présente au Maroc depuis environ 500 ans. Nous avons rencontré Alvaro qui nous a organisé une entrevue avec une personne de la mairie qui a pu nous expliquer comment la ville est alimentée en eau douce. Le 1er février nous partons en direction de Oran, où nous sommes attendus par des associations locales et un même un comité d'accueil. Tout le monde à bord possède maintenant un visa algérien, nous pouvons donc continuer notre voyage! Le beau temps est encore avec nous.

La suite à Oran!!

 

1er février

Nous voilà tous en Algérie, à Oran. Alain est resté avec nous et nous suivra jusqu'à Marseille. Sabrina, coordinatrice du projet et représentante du Secrétariat International de l'Eau, la dernière personne manquante vient d'embarquer, ça y est nous sommes au complet! L'équipage est bien soudé, du vrai travail d'équipe!!

De Mélilla à Oran, nous avancions trop vite, il nous a fallu manoeuvrer de nuit et ralentir le bateau jusqu'à affaler toutes les voiles en attendant que l'on puisse contacter le port d'Oran puis y rentrer, sous la pluie...

L'accueil est très sympathique. Les associations locales ont fait du bon travail en seulement 8 jours de préparation. Ils nous proposaient de s'installer sur un ponton en face de leur club. On a vu, on a essayé, mais le ponton ne tenait que par des tous petits bouts de ficelles, une fois partis, on a rit de la situation! Et pour rendre le tout bien plus agréable, on a manoeuvré sous la pluie qui s'est transformée en grêle!

Le bateau est dans une zone internationale comme à Tanger, et il est difficile de faire des allers et retours, surtout quand on voit le programme des quelques jours où nous sommes présents à Oran.

Il y a beaucoup d'énergie et de bonne volonté, ça fait chaud au coeur de rencontrer tant de personnes motivées pour le projet.

Les visites du bateau marquent tout le monde: petits et grands, ceux qui connaissent la mer comme ceux qui la voit pour la première fois.

On a froid!!

Prochaine étape: Bizerte, 5 jours de navigation nous attendent pour arriver en Tunisie, le temps est bien plus favorable que lorsque nous sommes arrivés. INCHALLAH!!!

 

12 février

Nous voilà à Bizerte !


Le départ d'Oran  a été retardé d'une journée, la mer et le vent étaient trop fort! Tout le long de la jetée du port, les vagues se fracassaient. On a passé le temps en jouant à la belote et en accueillant des amis qui venaient à bord. Journée off, ça a fait du bien à tout le monde à bord. Le rythme depuis Tanger est effréné, et un peu de tranquillité avant un départ en mer n'était pas de refus.

Nous larguons les amarres tôt le matin du 8 février, 54O milles à parcourir en seulement 3 jours et demi, dates à respecter obligent. On commence avec le vent dans le nez et pas trop de mer, mais une averse de grêle nous tombe dessus... Nous continuons au près et chaque quart d'heure le vent changeait de bord. Capricieuse cette mer méditerranée! Et la houle croisée... il y en a dans tous les sens! Ce n'est pas que mauvais, de temps en temps, en descendant une vague on avait des frissons dans le ventre, comme quand on est en voiture et que l'on passe une grosse bosse, c'est rigolo! On termine avec du portant, il était temps, il faut aller vite, toutes voiles dehors, on est obligé de garder le moteur enclenché à fond tout du long pour arriver à temps... La mer était grosse, jusqu'à 8 mètres de creux... C'est beau, si seulement nous pouvions nous passer du moteur...

Mais nous y sommes, Bizerte,en Tunisie, dans la soirée du 11 février. Moteur coupé, tout l'équipage n'en croit pas ses oreilles, quel calme!!

Encore une fois, l'accueil est formidable. Les formalités sont rapides et nous sommes dans une marina (en travaux certes) alors finit les douanes et les passeports à montrer!

Les activités à bord et à quai commencent tôt et le tout dans la bonne humeur! Il pleut des cordes et il fait froid! Hier il a même neigé sur le pont du Notre Dame en Tunisie!

Tout l'équipage attend avec impatience le Hammam. On en a fait un à Tanger, populaire, il fallait parler espagnol pour se faire comprendre, génial. A Oran, un deuxième, des faïences bleues partout et nous étions seuls, ça allait fermer. Que nous réserve celui de Bizerte?

 

Réponse  Palerme dans quelques jours.

 

15 février Palerme

Heureusement que les Hammams existent en Afrique du nord, c'est notre seul moyen de nous laver à quai! A Bizerte, le même établissement accueille hommes et femmes mais pas aux mêmes horaires: après-midi pour les femmes, et tout le reste de la journée pour les hommes. Faïences vertes et beiges, pas de savon noir comme on a pu en trouver au Maroc, mais les gants de crins sont toujours là, à force, on a tous perdu notre bronzage! Mon préféré reste tout de même le premier qu'on ait fait, au Maroc, on avait tellement rit!

 

Nous sommes partis en début de soirée du port de Bizerte et quelques heures plus tard, un orage nous est tombé dessus, on l'avait plus ou moins prévu et le taud était encore à poste. Des éclairs partout sur la mer qui se reflétaient sur le blanc du taud au dessus de nos têtes, pas de lune, on y voyait pas grand chose... L'orage passé, le jour suivant le soleil nous attendait au large des côtes siciliennes. Que du bonheur! Un coup de vent nous suivait de près, alors nous n'avons pas prit le risque d'éteindre le moteur bien que le vent nous portait...

Nous sommes arrivés à Palerme dans la soirée et en avance d'un jour sur le programme, parfait ça nous laisse le temps de travailler. Valou pour le film, Sabrina et Mahé (Marie Hélène) sur la communication du projet, et nous autres sur le bateau. Le programme de cette escale est un peu dur à comprendre mais les siciliens sont tranquilles. Une soirée africaine nous est dédiée. Le soleil ne nous quitte plus, c'est parfait. Aujourd'hui on fait des courtes sorties en mer avec des enfants à bord puis nous partirons pour Bonifacio dans la foulée, avec trois italiens en plus à bord (Sergio, Sylvia et Piero), nous allons être 11 au total et ce pendant quelques jours.

Le mot d'ordre de ce voyage: adaptation!

 

22 février Bonifacio

Nous quittons la Sicile le 20 février sous un beau soleil qui se reflète sur les monts environnants encore enneigés. Pas de vent, mer d'huile. Nos trois nouveaux équipiers italiens hissent la grand voile et la trinquette. Toutes voiles dehors et cap au nord, nous avançons doucement vers la Corse. Nous nous relayons pour passer à table, 11 à bord, il faut s'organiser! Le lendemain midi, nous avons la chance de pouvoir déjeuner dehors. Vaisselle à l'eau de mer et le vent nous permet d'envoyer le gennaker pendant quelques heures! Puis le vent se lève de plus en plus durant la nuit, au fur et à mesure que nous nous approchons des bouches de Bonifacio. Dès le milieu de la nuit le vent est à Force 6. Nous affalons quelques voiles, le vent forcit encore jusqu'à force 8 pour les 12 dernières heures de navigation. La mer est forte, blanche et belle! Nous voyons la Sardaigne à babord et la Corse droit devant. A 16h00 nous accostons à Bonifacio! Nous sommes tous contents d'être arrivés, notamment nos amis Sergio, Silvia et Piero qui ont été malades à cause de la houle. Ils débarqueront le lendemain de notre arrivée.

L'entrée du port est très jolie et la ville fortifiée nous surplombe. La petite ville est calme, c'est l'hiver. Nous avons de l'avance sur le programme prévu, alors nous pouvons prendre le temps de travailler sur le bateau ainsi que de prendre quelques jours de "vacances" bien mérités. On en profite alors pour visiter l'intérieur des terres, et nous allons à la rencontre de la neige sur un des cols blanc où nous faisons une petite bataille de neige en petit pull seulement!

Le dernier jour à Bonifacio nous accueillons des enfants qui viennent écouter les explications sur le grand dauphin, suivit par des exposés sur l'utilisation de la ressource EAU à Bonifacio puis sur la géologie et les nappes phréatiques de la région. Un dernier repas que l'on partage tous ensembles (acteurs locaux et équipage) au restaurant avant de repartir le lendemain à 7h00 pour Ajaccio.

 

28 février Ajaccio

 

Nous partons à l'heure prévue du port de Bonifacio, cap  l'ouest puis au nord, nous nous dirigeons vers Ajaccio. Le vent est très faible. Au début nous l'avons dans le nez, mais nous sommes optimistes et nous hissons la flèche de grand voile. Le vent devrait nous être plus favorable dans la deuxième moitié de la traversée. Nous longeons les côtes corses parsemées de montagnes enneigées du départ à l'arrivée. La navigation est courte, nous accostons à 16h00 sur le quai d'honneur à Ajaccio. Cette ville est bien vivante comparée à Bonifacio qui reste une station balnéaire. Les immeubles remplissent le littoral , ce qui fait un sacré contraste avec Bonifacio, la seule autre escale que nous aurons fait sur l'ile de Beauté.

Le lendemain nous préparons le bateau: Pavillons hissés, banderole affichée et les éternels cuivres astiqués. Nous pouvons ensuite faire une visite de la ville et de ses marchés. Les prix nous changent considérablement du Maghreb. Nous sommes en France, il n'y a pas de doute sur ce point-là. Les personnes que  nous rencontrons sont très agréables et curieuses du projet ainsi que du bateau, bien évidemment. Comme dans la majorité des escales précédentes, l'organisation des activités s'est faite tardivement. Les conférences commencent à la cité des congrès, Valou met le pied à terre, caméra à l'épaule. Le 2 mars, les politiques viendront à bord afin de signer le traité d'Istanbul, faisant écho au 5ème forum mondial de l'eau.

Nous larguons les amarres ce même jour, direction le continent! Un coup de vent se prépare et il nous faut partir au plus vite.

Prochaine escale: La Seyne sur mer!!

 

03 mars La Seyne sur mer

 

Nous larguons les amarres dès que nous le pouvons. Nous allons passer notre dernière nuit en mer avant Marseille. Nous sortons du port d'Ajaccio, la mer est plate et le vent est absent. Un requin pèlerin rode aux abords du bateau, nous pouvons apercevoir son museau. La nuit passe et le vent se lève légèrement au matin alors que nous faisons cap au nord ouest. Le ciel est bas, couvert. Deux dauphins en voyage traversent notre route en sautant hors de l'eau toutes les trois secondes. Un rideau de nuage reste derrière nous et fait place au soleil. Nous arrivons vers 18h au port de la Seyne sur mer, des navires militaires, dont le Charles De Gaulle sont à quai.

Une escale un peu particulière... La première fois que nous posons le pied sur le continent européen depuis notre arrivée à Tanger, autrement dit depuis le début du projet "Voilier de la Solidarité". Sabrina et Mahé en profitent pour retrouver l'espace d'un jour ou deux leurs chez-soi. Alain débarque, pour lui l'aventure se termine ici, plein de nouvelles images en tête. Le lendemain nous avons des visites plus ou moins surprises d'amis et celle de la famille de Pépo et Pitchoune notamment leur petit fils.

Le personnel de la municipalité nous accueille très chaleureusement et nous explique que Monsieur le Maire n'a pas pu venir puisqu'il campe dans une tente devant la maternité de sa ville afin d'éviter sa fermeture. Précédemment il était monté à Paris en vélo pour défendre la même cause. S'ensuivent des tables rondes, des ateliers de sensibilisation ainsi que des visites du bateau par des enfants. Nous avons même le temps d'aller découvrir le panoramique au Cap Cissié, la vue est dégagée, nous voyons les calanques proches de Marseille.

La bonne volonté et la motivation que nous découvrons ici pendant ces quelques jours fait chaud au coeur, un entrain certain existe ici pour faire en sorte que les problèmes deviennent des solutions.

Demain nous larguerons les amarres une nouvelle fois et nous seront quelques milles plus loin vers l'ouest, à La Ciotat.

 


07 mars La Ciotat

Le coup de mistral est passé, il y a deux jours la cloche sonnait alors que nous étions à quai. Nous partons tôt le matin. Le vent est presque inexistant mais le soleil nous réchauffe. Quelques heures plus tard nous sommes à l'entrée du port de La Ciotat. Nous nous amarrons à la place qui nous est réservée où Lilla et Carole d'ECOREM nous accueillent, mais comme nous sommes en avance de deux jours,il nous faut aller nous cacher au quai des chantier navals. Notre arrivée officielle est prévue le 09 mars à 11h00 précises. Nous préparons le bateau pour notre seconde arrivée aux vieux port de La Ciotat. Un joueur de conques est à bord et sonne notre arrivée. Un pot d'accueil nous attend ainsi que des enfants d'un centre aéré.

Après un weekend familial pour certains et la visite d'amis du Notre Dame des Flots, nous commençons le travail au bateau avec une centaine d'enfants qui viennent le visiter en petits groupes tout au long de la journée. Le soir nous sommes invités avec les hauts représentants du Secrétariat International de l'Eau au visionnage des films primés de la 3ème rencontre internationale "Eau et Cinéma", à l'initiative du SIE. Le lendemain et le surlendemain, autant d'enfants viendront à bord chaque jour.

Nous partirons le 15 mars au matin pour rejoindre le port de Marseille.

 

15 mars Marseille

Nous nous réveillons tôt souhaitant profiter des calanques pour pécher avant notre arrivée à Marseille prévue aux alentours de 14h00. Le matin la brume est compacte, le temps devrait se lever vers midi. Le temps passe et la brume reste. La mer est plate, pas de vent. Tranquillement nous longeons les côtes, s'avançant par moment dans les calanques. L'objectif pêche n'est pas resté forcément vain... En effet, premier poisson pêché en mer Méditerranée!!! On l'aurait mangé! si seulement il avait été plus gros... Une petite rascasse qui tenait dans une main d'un de enfant de 7 ans. L'honneur est sauf on a pêché! mais on l'a aussi remis à l'eau...

Nous continuons notre chemin, un grand dauphin croise notre route, l'ile d'If se profile non pas à l'horizon mais se dessine dans la brume. Le port de Marseille est devant nous, direction la Canebière! Sur des pendilles, à couple du Fleur de Passion, l'arrière du bateau à quai, le drapeau du musée maritime de La Rochelle est visible du haut de l'avenue. Nous allons au Forum Mondial de l'Eau assister à la présentation du projet que nous venons de terminer ainsi que de retrouver les personnes clées des escales précédentes. Projet novateur ici... Il y a aussi en ce moment un forum alternatif de l'Eau à Marseille. Les choses bougent, espérons qu'elles avancent vite et dans le bon sens!

Demain nous partons pour Barcelone avec un nouvel équipage. Mahé et Valou ainsi que Sabrina débarquent et laissent leur place à Cathy et Nadine, des amies et Lloyd un ami d'un ami! Marseille est aussi l'occasion pour le Notre Dame des Flots de retrouvez des clients, amis et proches un peu perdus de vue. Que du bonheur!

Ce soir nous accueillons le Secrétariat International de l'Eau et leurs partenaires à bord. Une belle soirée de clôture en perspectives. Demain 8h00 nous larguerons les amarres pour l'Espagne.

 

 

19 mars Barcelone

Nous larguons les amarres le matin du 18 mars. Nous quittons Marseille et les eaux françaises pour un bon moment. Le vent est au rendez-vous et nous pousse dans notre élan. Le bateau bouge. Nous croisons sur notre route des oiseaux peu communs aux milieux marins: un rouge-gorge, un rouge-queue noir et une huppe faciès (la pauvre, s'est fait attaquée par un goéland!) déportés des côtes par le mauvais temps...

Dans la nuit le vent forcit et nous manoeuvrons sous les embruns pour empanner puis affaler  la grand voile. Nous avançons vite, sous des rafales allant jusqu'à force 9. Le jour se lève et le vent baisse peu à peu. nous pouvons renvoyer de la voilure, mais le vent tombe tout doucement et nous devons terminer au moteur. Barcelone en vue, mer plate, quelques chose bouge dans l'eau à l'horizon. Des banc de thons! Une vingtaine de bancs, alors nous allons leur rendre visite... Impossible de pêcher, rien ne voulait mordre...Et pourtant toute la bonne volonté du monde était sur le pont: ligne de traine, canne à pêche et harpon, mais non...

Port de Barcelone, nous accostons vers 21h30. Dernière escale liée au projet. Il a fait grand soleil, le lendemain il pleuvait toute la journée, il refait beau... Visite de la ville. Réception à quai, clôture du tour de méditerranée du Voilier de la Solidarité pour cette année 2012.

Demain 23 mars nous larguerons nos amarres une fois de plus et nous nous arrêterons de l'autre côté de Gibraltar, certainement à Cadiz (comme à l'aller). Nadine et Cathy ne feront pas cette navigation avec nous. A bord maintenant nous sommes 5, une fois arrivés en Atlantique une 6ème personne nous rejoindra et restera à bord jusqu'à La Rochelle.

 

 

27 mars Cadiz

Nous accostons au port de Santa Maria, un peu après minuit, exactement à la même place qu'il y a environ deux mois. La boucle est bouclée.

Bateau amarré, moteur coupé, vestes de quart au crochet, nous descendons tous les cinq dans le carré, boire un verre bien mérité pour fêter notre arrivée sportive et aussi surtout la navigation que nous venons d'achever au bout de 4 jours et demi. C'est l'heure du "débriefing". Nous sommes tous crevés, et nous avons besoin de décompresser. On en revient sur l'épisode du délicieux gâteau que Pitchoune a réussit à cuisiner sous force 9, en plein détroit de Gibraltar, entre deux manoeuvres. Juste avant de prendre le deuxième ris dans la grand voile, Pitchoune prend la barre pour la manoeuvre: "Je vous préviens, j'ai que deux minutes pour sortir du four mon gâteau..." Pitchoune, pas de doute sur la personne, c'est bien elle.

Lloyd surnomme ce gâteau "force 9" et Pitchoune nous avoue qu'il n'a pas de nom mais que la recette va par 9 cuillères de chaque ingrédient. C'était son destin, à ce petit gâteau: passer Gibraltar, sous force 9, voilà son nom dorénavant.

 

De Barcelone à Cadiz on a eu un bel échantillon de l'échelle Beaufort. Les deux premiers jours force 1, mer d'huile, c'est le cas de le dire: on a croisé une énorme marre de beignets de crevettes, aucune ride sur l'eau tellement il y avait d'huile en surface! En attendant que le vent vienne à nous, on sort les shorts et tout le monde sur le pont à bronzer, jouer, lire, pêcher et évidemment barrer.

Nous dépassons le cap de la Nao, le vent arrive enfin, timide: force 2 à 3. Grand voile, flèche et trinquette en ciseau, on coupe le moteur, tanpis si on avance qu'à 4 noeuds, on est en vacances maintenant! Pain perdu.

Cap au sud, sud-ouest, le vent devient stable et il tourne en même temps que nous, si bien que  nous gardons toujours le même réglage des voiles, en ciseau: force 3 à 4, la mer est belle, plutôt calme. Dans la nuit le vent forcit, on passe à force 4 à 5, la mer s'agite, on affale la flèche. Un peu plus tard nous prenons un ris dans la grand voile, Gibraltar n'est plus très loin: force 5 à 6 avec rafales à 8. Galette Charentaise.

A quelques milles de Gibraltar, le vent faiblit et nous sommes à contre courant, on lance le moteur. La mer est forte et Gibraltar ne fait pas de cadeau aux bateaux qui arrivent en avance ou en retard. Nous devons arriver à temps, c'est une obligation!

Nous passons la pointe de l'Europe (Gibraltar) sous force 7. Entre temps on a essayé de comprendre la météo en espagnol, juste essayé... La mer est grosse, il faut prendre un deuxième ris dans la grand voile, vent force 9. Nous passons Tarifa, nous affalons la grand voile, puis empannage. . Pitchoune à la barre et appareil photo en main. Gateau force 9.

 

Voilà que nous changeons de cap, nous remontons au nord, la mer et le vent ne se calment pas, trinquette et moteur jusqu'au port. C'était beau, impressionnant, nous étions tout mouillés et très salés! Comme dit Pépo en regardant Tarifa: "La méditerranée nous a éjecté comme un suppositoire!". Il y a deux mois nous faisions ce trajet en sens inverse avec une belle pétole... Nous voilà de retour en Atlantique!

J'oubliais, nous avons vu un dauphin Risso, une tortue, des dauphins sauter de bon coeur dans les grosses vagues, un épervier, une huppe faciès et une chouette. Mais nous n'avons toujours rien pêché...

 

Manu vient d'embarquer, nous allons pouvoir faire trois quart de trois heures...

Prochaine étape: le Portugal, on verra bien où nous mènera le vent!

 

7 avril Camarina

 

Nous larguons les amarres une fois de plus, nous allons quitter les eaux espagnoles une bonne fois pour toute, la fin du voyage commence.

Des labres tournent autour des mouettes qui chassent pas très loin du bateau, mais rien ne mord à nos lignes... On commence à en avoir l'habitude, à notre grand regret. La nuit on croise une zone d'exercice dans les eaux portugaises. Un gros projecteur nous éclaire tout à coup, on comprend difficilement que l'on doit changer notre route, un sous-marin n'est pas très loin. Allons bon, le vent tombe plus ou moins au même instant. Le lendemain, un faucon crécerelle devient notre hôte après avoir tourné une belle heure autour du bateau, il repartira juste avant le Cap Saint Vincent. Un roitelet huppé nous rends visite, ainsi qu'un moineau. Cap Saint Vincent, changement de temps, il pleut... Le vent ne vient toujours pas à nous. S'ensuit une grande pétole, Léon, un petit oiseau accoste et se permet de visiter le bateau dans son intégralité, nous l'adoptons. Des sternes se posent par dizaine sur le bout dehors. Pas de vent, pas de poisson, mais des dauphins et peut être un cachalot ou un globycephale au loin au petit matin.

Dans la nuit du 2 avril, à quelques milles de Porto, un vent imprévu de nord nord ouest se lève, il nous pousse vers la côte, en 3 heures de quart on réussit à avancer de 4 milles, ça fait rêver! Finalement, nous ne nous arrêtons pas au Portugal, et nous continuons vers la Galice où nous faisons halte à Baiona, dans la baie de Vigo. Mignon petit village, nous repartirons le lendemain pour Porto Novo. Nous nous approchons un maximum des îles Ciès qui sont magnifiques et oh grande joie, nous remontons un gros maquereau qui finira en rillettes dans nos assiettes. Il était temps! Les douanes nous accostent alors que nous sommes presque encore en manoeuvre. On en profite tous pour aller se ballader, certains de nuit, d'autre de jour. Le village n'a rien d'exceptionnel, la côte est très jolie.

Le 6 avril nous repartons. A l'intérieur de la baie nous avons un petit vent, mais ensuite, il nous abandonne. Nous passons le Cap Finisterre sous une belle pétole, ça nous change de la pleine lune et du force 7 d'il y a trois mois... Quelques heures plus tard, au large de la baie de Camarinas, alors que le vent est toujours aussi absent, une grosse rafale nous accueille, puis plus de vent pendant une belle minute. Ensuite, le vent revient, force 7 ou 8, nous affalons en pleine nuit et nous nous dirigeons vers Camarinas en tirant bon nombre de bords afin de lutter contre la dérive. Nous accostons vers 1h00 du matin. Le lendemain, petite visite du coin, c'est la fête au village.

Nous attendons que la météo devienne favorable.

Finalement, nous partirons le 8 avril de Camarinas ce qui devrait nous faire arriver aux environs du 12 avril à La Rochelle.

 

Alors je vous dis à tous à très vite!

 

 

 

 

 

2011

La Rochelle - St Petersburg - (mer baltique ) - La Rochelle du 23 juin au 7 septembre 2011

23 juin

Nous sommes 5 à bord et c'est le départ.Nous cornons,le France 1  nous répond,les cris,les baisers,les au revoir,à bientôt,bonne mer,bon vent.....tu nous écriras?.....C'est toujours émouvant.

Un petit saut de puce à La Turballe.Chaque année,nous travaillons avec le centre de Pen Bron.Prés de 150 bateaux sont engagés.Nous embarquons 6 handicapés en chariot électrique , une équipe médicale formidable qui nous accompagne en chantant et en jouant du bandonéon et nous les menons à Arzal.

26 juin

Changement d'équipage.
Nous mettons le cap au Nord,vers le canal de Kiel.Le temps est clément.Nous naviguons toutes voiles dehors et lorsque le vent est dans le pif,il est très léger.Montée sans histoire,le bateau est bien équilibré,pas besoin  de toucher la barre!

Nous approchons de Kiel,il fait nuit,le trafic maritime est intense.Il pleut,il fait froid.L'éclusage est rapide et coûte 42 euros.60 milles de canal,10 heures environ.Des pistes sont aménagées le long des rives où des pêcheurs,marcheurs,rêveurs saluent les bateaux qui passent.A chaque village des quais sont disponibles pour une petite escale.Tout est hyper propre.

Beaucoup de vieux gréements sont stationnés à Kiel et c'est magnifique.Nous passons la nuit dans un petit port au nord de Kiel,Laboé,qui fêtait ses 100ans...musique,bière,patates chaudes,saucisses...

350 milles pour Gdansk.Mer agitée,puis vent faible,pluie,moteur.....champ d'éolienne.

5 juillet

Nous arrivons à Gdansk.La côte est très boisée , la plage  immense.Avant d'atteindre la vieille ville nous passons devant les chantiers navals,usines (pas toujours en très bon état ) et plusieurs milles plus loin nous accostons au coeur de la vieille ville.Nous sommes accueillis par les organisateurs de la fête nautique.Nous nous contentons de balades dans les vieilles rues chargées de touristes achetant la spécialité du coin,le bijou en ambre!La ville de manque pas de charme,l'architecture est belle et les rues sont animées.Nous effectuions deux sorties par jour organisées par la fête en compagnie d'une douzaine de bateaux affrétés.Ces quelques jours de fête se sont terminés par une belle parade.

Nous décidons d'aller faire du gasoil dans le port de pêche à l'opposé de Gdansk ( Gdansk étant situé dans une baie )Le port de Hel est très grand,rempli de grands bateaux de pêche et de voiliers mais pas de pompe à gasoil!!!!!Un pêcheur, qui parlait anglais ,a eu l'obligeance de nous dépanner avec sa camionnette et des bidons de gasoil.

changement d'équipage

12 juillet

450 milles pour Helsinki - Finlande

Nous sommes partis avec un coup de vent d'Ouest et après pétole!

La côte est très découpée ,des ilots partout et il y a des marinas partout!Les paquebots sont à la queue leu leu et nous accostons finalement au centre ville,au musée maritime,entourés de vieux gréements.Madame la capitaine du port est charmante.La ville est grande,carrée,luxueuse,froide.Sur le marché se vendait des peaux de rennes,de renard ,de moutons et plein d'objet en corne de rennes.Les fruits et légumes qui nous faisaient saliver se vendaient au litre à des prix inabordables!

Changement d'équipage

22 juillet

180 milles pour St Petersburg

0,65 euros le liltre de gasoil

Vent d'Est force 3 à 4

21h30 ,nous entrons dans les eaux russes.Peu avant nous avions contacté les coast guard.Nous avons une route à respecter jusqu'au poste des douanes où nous passons la nuit.Un douanier a inspecté le bateau pour vérifier s'il n'y avait pas de clandestin!Nous rencontrons Vladimir,notre agent qui s'est procuré les" invitations" pour obtenir un visa .Il s'est occupé de la marina , de toutes les formalités à terre et c'était un bon traducteur!Il nous situe la central marina yacht club sur la carte.Elle se trouve à 10mn en trolley de ST Petersburg.

Nous étions entourés de grands yachts à moteur dont les propriétaires arrivaient en hélicoptère.Pourtant la marina n'avait rien de luxueux!

Quelle belle ville,quelle architecture,que de monuments à visiter!

Evidemment c'est très touristique et les avenues sont bordées de magasins de grandes marques de luxe.Je ne pense pas connaitre La Russie si je ne sors pas de ses murs.Le hasard a fait qu'en revenant de la ville nous avons pris le bus n° 7 au lieu du trolley n° 7.....nous avons connu la banlieue chargée d'immeubles pas bien entretenus du tout et les magasins pour faire notre avitaillement!Il faisait plus de 30° !

Il nous était interdit de mettre l'annexe à l'eau histoire d'une petite balade.

2 de nos passagers se sont fait voler leur portefeuille dans un bus!

Le départ s'est passé aussi bien qu'à l'aller,douane,inspection,frontière.

Tallinn- Estonie

5h de voile,nous filions nos 7 noeuds quand le ciel est devenu noir,le tonnerre à grondé,les éclairs nous flashaient et le vent a tourné très vite....dans le pif...caramba!

200 milles,heureusement.

Tallinn,ville médiévale,charmante,pas prétentieuse,de grands parcs,reposante.Capitale de la Culture.Bel artisanat de laine de mouton.

Tallinn,WIFI gratuit (Il est difficile de trouver des internet café en Baltique !!)

Nous sommes accostés au Musée maritime,à 5mn à pieds de la ville.

Changement d'équipage.Nous allons chercher nos amis  l'aéroport en taxi.la ville moderne nous surprend derrière ces vieux murs et c'est si loin.

En dehors de la vielle ville,de ses touristes,nous découvrons un marché hétéroclite.Viande,légumes,vêtements neufs et d'occasion et quelques revendeurs de matériel russe de l'armée et tout l'attirail,de passeports,de samovars,de belle vaisselle,de réveils à l'effigie de Staline,Lénine,de boites d'allumettes avec la tête d'Hitler....surprenant!, le rêve des collectionneurs et à de tous petits prix ( j'ai adoré)

2 août

Vent faible puis mer lisse.Pas de bateaux de pêche,pas de poissons nous croisons seulement des cargos et des paquebots.200 milles plus sud nous faisons escale sur l'ile de Gotland en Suède,à Vanburg.L'entrée n'est pas large ,le port est tout petit ,pas de maison que la nature et c'est bon,reposant....

275 milles pour Nysted - Danemark

Le vent monte et forcit de plus en plus ....dans le pif!

Nous entrons dans une lagune avec un chenal à respecter ,puis une rivière avant d'accoster à Nysted.Force 7,contents d'être à quai!

 

 

Les organisateurs avaient prévu des minibus pour nous faire visiter les alentours et après,repas des équipages.

La course est annulée,trop de vent et chacun part quand il veut.

7 milles pour Rostock

10 août

Changement d'équipage

8 milles de chenal pour arriver à la place qui nous a été attribuée par la Hanse Sail et nous avons pu admirer des dizaines de vieux gréements dont beaucoup de  mats .La fête battait son plein même sous la pluie.Nous étions plusieurs bateaux à faire des sorties prévues par l'organisation.C'était du spectacle.Il y avait essentiellement des bateaux de la Baltique ,un américain,un anglais et un français,nous!Il a plu tout le temps.

15 août

Départ sous la pluie!

85 milles pour le canal de Kiel

Nous faisons une petite escale sur le canal,histoire  de manger tranquillement.

340 milles pour Dunkerque,vent portant

Nous croisons des champs d'éoliennes.

Dunkerque,port d'origine du Notre Dame.Les amis nous accueillent ,ce sont les retr.ouvailles qui vont durer une semaine ...de bonheur.

Un saut de puce à Boulogne pour rencontrer d'autres amis très chers aussi!

30 août

Il faut vraiment partir!

 

2 septembre

Douarnenez.Nous embarquons deux équipiers

4 septembre

Port Tudy à Groix

En dehors de  la beauté de l'ile,des amis nous attendaient et ce fut encore du bonheur.
Et on continue notre cabotage jusqu'à Yeu,Port Joinville.Encore une belle escale ,balade à vélo.

7  septembre

La Rochelle,accueil grandiose,famille et amis nous attendaient...émue comme toujours.

Et vive la fête!

 

 

 

 

 

 

2010

La Rochelle - Irlande - La Rochelle du 14 juillet au 14 aout 2010

Bien petite croisière par rapport aux années précédentes mais bien enrichissante!

Il faut dire que cette année,notre mois de croisière a bien mal débuté!

14 juillet,jour présumé du départ,la radio annonce un BMS :coup de vent de NW force 7 et plus.....c'est pif poil dans le nez et ça ne sert à rien de faire du mal à Robert et Jean Yves,nos passagers!

Le lendemain,le vent baissait mais la mer restait agitée.Hop, un petit saut à l'ile d'Yeu,ça repose les estomacs fragiles.Ballades et apéros dans un bar ( étape incontournable de Port Joinville ! )

Un stop à Kernevel,dans la rade de Lorient pour une escale technique,vite résolu par notre Capitaine.Notre ami Jacques embarque pour nous inviter chez lui,dans son adorable petit port de Brigneau!

Escale aux Glénans.Ce chapelet d'iles est magnifique,reposant.Le temps était clément et l'eau nous donnait bien envie de la gouter si elle n'était pas aussi froide!

Avitaillement à Audierne.

Ah,l'ile de Sein! Ravissante petite ile,même sous la pluie.Ca vaut le détour.

Joli mouillage à Morgat.Nous essayons d'égouter nos cirés entre deux averses.Nous profitons du marché pour savourer les spécialités de la région.

Douarnenez,déjà en effervescence.Grands et petits bateaux arrivaient de partout,pour les fêtes.Nous retrouvons plein d'amis et l'ambiance est très bonne.Fin de croisière,un peu humide pour nos deux amis.

Connaissez vous les iles d'Aran ? Eh bien,ça se mérite aussi...........elles se trouvent à l'ouest de l'Irlande, en face de Galway.Nous embarquons deux nouveaux passagers.Le ciel est encore gris et le vent contraire!

Nous passons les iles Scilly.Dommage,elles sont dans le brouillard et pareil pour le Fastnet. Visibilité nulle!

Nous approchons des iles d'Aran.......pluie, vent, froid.Nous mouillons à Inishmore.A notre grand étonnement des enfants se baignent!!!

L'ile est très touristique.Minibus et calèches ( mais pour elles, faut se munir de parapluies..hi,hi ) attendent les estivants qui débarquent des ferries,plusieurs fois par jour.

Les gens sont accueillants et la guiness est bonne.

Quelques maisons,des cailloux partout,des falaises impressionnantes,des terrains en friche entourés de murets,ces iles sont toujours balayées par les vents.

Nous repartons et nos deux amis restent une nuit de plus sur une autre ile où se déroulera une régate de curraghs ( bateaux de pêche fabriqués localement et recouverts de peaux de phoques ) A VOIR : le CD de Man of Aran de Robert FLAHERTY'S,Home vision, edited by John Goldman. Film tourné en 1934.

Ah, belle descente avec vent portant.La côte est magnifique mais déchiquetée et dangereuse pour la navigation. Par contre ,elle est truffée d'abris côtiers naturels en cas de mauvais temps.Nous sommes en avance sur notre programme et nous en profitons pour faire deux escales supplémentaires.

Nous rejoignons Cork pour retrouver la flottille de La Rochelle au Royal Yacht Club de Crosshaven,exactement.Très bel accueil.

Un soir le Notre Dame s'est transformé en bateau concert pour accueillir deux guitaristes irlandais extraordinaires : RIANOIR. contact : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Un couple embarque.Bon départ vent portant,mais au bout de 12 heures,pétole! Cette fois, nous avons le temps de voir les Scilly,mais pas d'escale ( nous sommes bateau accompagnateur ).Eh oui,le calme existe dans ces coins là, mais pas longtemps.Les bateaux sont très vite repartis et il valait mieux rentrer avec le courant dans le goulet de Brest!!

Bonne ambiance et bonne humeur régnaient sur les pontons.

Nos amis débarquent et nous reprenons trois passagers.Dernière étape.Le vent est portant, la mer est belle,les équipiers plus que sympathiques et la navigation fut très, très belle. L'accueil fut comme toujours très chaleureux à La Rochelle.

 

 

 



 

2007 - 2008


 

"Dernière" Grande traversée... mais pas dernière navigation ! L'Europe est grande et bien des voyages sont à venir.

 

Notre dame des flots le retour

Encore une année de voyage, de contrées nouvelles, de rencontres, de chaleur, de froidure et de bonheur.

 

Septembre 2007, départ de la minitransat.

Le Notre Dame, entre autre, accompagnait les coureurs dont notre fils Fabien, première course,troisième au classement ! Exaltation, bonheur, chaleur, musique, cahipirina... Tout y était !

Nous avons trainé sur les côtes du Brésil, pays immense, fabuleux, plein de richesses et pauvre à la fois.

La Guyane nous a accueilli sous la pluie. Des dizaines d'oiseaux ont pris d'assaut le bateau en piaffant. L'eau est boueuse et le courant est fort. Pluie et grains nous ont suivi jusqu'aux iles du Salut où nous avons fêté Noël. Le 1er de l'an fut arrosé dans l'ile de Trinidad.

En Martinique nous devions acheter quatre énormes batteries neuves et un groupe électrogène d'occasion...

 

Fin avril, départ de l'ile St Martin pour les Bermudes, sous la pluie elles aussi. Il faisait 27 à 28°. Nous étions quatre à bord. Nous avons attendu une fenêtre météo pour rallier la Nouvelle Ecosse. Deux jours calmes et quatre jours agités : vent de NE, pluie glacée , 0°, cirés pas étanches, mauvais cap. Welcome nous crient les Canadiens en accostant au Musée de la pêche de Lunenburg.

 

L'escale est toujours un grand moment de bonheur.

 

Nous avons fait du cabotage jusqu'à Gaspé, rendez-vous des bateaux de la Grande Traversée La Rochelle-Quebec. Nos cousins sont toujours aussi chaleureux, généreux , natures.

 

Remontée du fleuve, défilé devant Québec en portant haut et fier le pavillon du musée sous les applaudissements de la foule et de notre maire Maxime Bono.

 

Direction Labrador avec de nouveaux équipiers.

 

Nous avons longé la côte nord du fleuve, souvent dans la brume jusqu'à Blanc Sablon où la route terrestre s'arrête.

 

Le Labrador ressemble à la Bretagne et ses cailloux puissance 10, avec quelques cabanes de pêche par ci, par là. De nombreuses baleines jouaient autour de nous.

 

Et en face, plus à l'est, le Groenland.

 

Quatre jours de traversée anticyclonique, mer calme, nuits colorées, lever de soleil vert ! Un chapelet d'icebergs longeait la côte, c'était gigantesque. Premiers contacts avec les inuits, grands pêcheurs et grands chasseurs. Nous étions chaque soir dans un mouillage, entourés d'icebergs, de montagnes enneigées, de glaciers. Tout était paisible et immensément beau. Quinze jours d'émotion et de tension pour le capitaine, la tache n'étant pas facile.

 

Cinq jours de traversée pour Reykjavik. Arrivée sous la pluie !

Après le Groenland, c'était le choc, trop riche, trop cher. L'Islande est aussi belle que les gens sont froids !

 

Nous profitons d'une ouverture météo pour faire cap sur les côtes de France. Les dépressions se suivaient et nous risquions de rester bloquer pendant des jours.

 

Nous n'avons quand même pas échappé au mauvais temps. Des laizes de grand'voile se sont décousus et nous avons fait une escale technique à Dublin (1,50m de couture avec nos petites mains).

 

Go, les côtes de France ne sont plus très loin !

Camaret, bistrot, baguette fraiche, camembert, saucisson... Groix, rebelote... Yeu, no change et La Rochelle, l'apothéose, famille, amis, musique, sirènes, larmes, émotion.

 

26 années de navigation, 22 traversées océaniques pour l'Atlantique, quelques tours du monde, plus de 300 000 milles et dernière grande traversée.

Non, le capitaine ne prend pas sa retraite, il reste beaucoup de coins à découvrir en Europe.

 

Je tiens à remercier tous ceux qui nous ont aidé financièrement à poursuivre ce voyage et bienvenus à bord.

 

Merci à toute l'équipe du Musée Maritime pour leur accueil toujours aussi généreux.